25/25 « …le jardin déraisonnable ». FIN

Jdé 25 p

… en céder la jouissance à d’autres, est une ablation périlleuse pour un occidental dont l’équilibre se fonde moins sur les liens qu’il entretient avec l’univers que sur l’ampleur des possessions physiques et humaines lui servant de cuirasse. Penser le jardin perdu, me rends aussi fragile qu’une bulle de savon dans l’air. Il est temps de dissiper ces naufrages inventés, de déposer sur le miroir d’eau un bout d’écorce de l’eucalyptus, une barque aussi provisoire que moi mais bien établi dans le présent et le reflet du ciel dans l’eau, sans plus d’avenir.

Louis-Marie Catta. 20 janvier 2011.

24/25 « …le jardin déraisonnable »

Jdé 24 p

… du vieux Ceanothe. Au printemps, le jardin atteignant la mesure du féminin, c’est là qu’il faudrait mourir…où vivre, à l’unisson de ce réceptacle réunissant toutes les beautés, toutes les pulsions, toutes les dérives d’éros, lorsque, le temps venu d’une autre partie de ma vie, je rejoindrai ce lieu. D’ici là : ne pas le perdre ! Car perdre le jardin, devoir l’abandonner à la suite d’un revers, tu sais, j’y penses davantage qu’a la perte de la vie. Rien d’étonnant puisqu’il s’agirait alors d’exister nu hors de cette robe. Perdre le jardin,…